Bachelor 24-27 Affiches Jazz
Affiches Jazz, créativité, contraintes et engagements.
Moins de sessions, moins de retours… mais plus d’autonomie
La réduction du nombre de sessions allouées au module a profondément impacté la manière dont les étudiant·es ont pu aborder le travail. Avec moins de temps dédié à l’explicitation des notions et sans possibilité de retour formel entre la transmission de la consigne et le rendu final, chacun·e a dû apprendre à structurer sa démarche de façon autonome.
Ce manque de rétroaction intermédiaire, habituellement essentielle pour le recalibrage des idées et des pistes graphiques, a représenté une vraie difficulté pour un exercice aussi complet.
Un brief loin d’être évident
Créer une affiche de soirée jazz n’est pas un simple travail d’illustration : c’est une invitation à penser l’image comme un message. Comment traduire l’ambiance d’un concert, l’identité d’un lieu et l’émotion musicale sans tomber dans les clichés ?
La couverture de saxophones, de notes ou de silhouettes « jazz classiques », bien que visuellement reconnaissables, ne suffit pas à faire sens. L’enjeu réside dans l’approche conceptuelle, être singulier tout en restant lisible et c’est là que réside la vraie difficulté de l’exercice.
Des propositions marquées par l’intention
Malgré ces contraintes, la plupart des étudiant·es ont su proposer des affiches intéressantes et conceptuellement réfléchies. On a vu des démarches où le texte devient visuel, où le rythme s’exprime par la typographie, où la couleur évoque l’ambiance d’un lieu plus qu’un instrument. La promotion 24/27 a montré qu’elle était capable de penser au-delà des évidences visuelles.
Certaines propositions ont su :
• suggérer l’ambiance et la musique avec subtilité,
• intégrer typographie et image de manière singulière,
• jouer avec l’espace, la hiérarchie et la lecture pour créer de la tension ou du mouvement.
D’autres ont encore des marges de progression, notamment dans la justesse des choix typographiques, la qualité des finitions techniques ou dans la cohérence visuelle des éléments secondaires.
Un bilan motivant malgré les contraintes
Il est important de reconnaître que cet exercice n’est jamais simple, même dans les meilleures conditions. Pour la promotion 24/27, il a été d’autant plus exigeant que les allers-retours pédagogiques classiques ont été limités. Pourtant, les résultats montrent des approches réfléchies et des intentions graphiques claires, signe que les étudiant·es savent s’approprier des problématiques réelles et complexes du design graphique.
Ce projet confirme une chose essentielle : pour maîtriser un langage visuel, il ne suffit pas d’avoir du style, il faut aussi une réflexion solide.
La contrainte n’est pas un frein à la créativité, elle en révèle souvent l’intention.
Jonathan
