Les vacances du freelance
Le fantasme du freelance… et la réalité des vacances.
Lorsqu’on parle de freelance, beaucoup imaginent la même scène : un ordinateur portable posé face à la mer, quelques e-mails traités depuis une terrasse en Thaïlande, au Canada ou en Australie, puis le reste de la journée à profiter du soleil. Une vie de bohème numérique où l’on travaille quand on veut, où l’on veut.
Je ne doute pas que cette réalité existe pour certains.
Mais elle est très loin de la mienne.
Mes journées ressemblent finalement à celles de beaucoup de salariés. Je démarre généralement vers 8h30 et termine souvent autour de 19h. Entre la création graphique, les rendez-vous clients, les devis, la facturation, l’administratif, la veille, sans oublier mon activité de formateur et d’intervenant, les journées sont bien remplies.
La formation apporte d’ailleurs son lot de défis : préparation des cours, déplacements, accompagnement des apprenants, corrections… Beaucoup de corrections ! Et même si j’ai énormément progressé dans mon organisation, il m’arrive encore de travailler certains week-ends pour absorber une période particulièrement chargée.
Être freelance offre malgré tout une certaine souplesse. Je peux aller faire des courses en pleine journée, récupérer un colis, passer un rendez-vous personnel sans poser une demi-journée, ou parfois m’offrir un lundi ou un vendredi pour prolonger un week-end.
Mais cette liberté a un prix : les heures de travail deviennent vite une notion assez floue.
Pour autant, je ne me plains absolument pas. J’aime profondément ce métier, aussi bien comme graphiste que comme formateur. Il est exigeant, passionnant, varié et je mesure chaque jour la chance de pouvoir en vivre.
Mon rythme est simplement différent.
De septembre à juin, je travaille énormément. En revanche, l’été suit une logique particulière. Les écoles sont en pause de mi-juillet jusqu’à début septembre et nombre de mes clients ralentissent également leur activité pendant le mois d’août.
Au fil des années, j’ai appris à construire mon équilibre autour de ce calendrier.
En juillet, je peux continuer à suivre mes derniers projets tout en m’installant en Bretagne. Je profite d’un climat plus doux, des paysages, de la mer et de cette région qui m’a vu grandir. Je travaille le matin, parfois un peu l’après-midi, puis je savoure le reste du temps.
Et en août…
Je coupe complètement.
Pas d’ordinateur.
Pas de Wi-Fi.
Le moins de numérique possible.
Cette année, direction une île grecque pour vraiment décrocher, prendre le temps, respirer et revenir avec une tête pleine de nouvelles idées.
Je sais que cette organisation n’est pas figée. Un changement de vie personnelle, une nouvelle opportunité professionnelle ou simplement l’envie d’explorer une autre façon de travailler pourront un jour modifier cet équilibre.
Et ce sera très bien ainsi.
En attendant, je mesure la chance que j’ai aujourd’hui. Cet équilibre ne s’est pas construit en quelques mois. Il est le fruit de nombreuses années de travail, d’ajustements, de doutes parfois, mais aussi de beaucoup de persévérance.
Alors, si vous avez la possibilité de partir quelques jours, de changer d’air ou simplement de ralentir le rythme, profitez-en pleinement. Peu importe la destination : l’essentiel est de passer du temps avec les personnes qui comptent et de revenir avec l’énergie nécessaire pour écrire la suite.
Je vous souhaite à toutes et à tous de très belles vacances.
On se retrouve à la rentrée pour de nouvelles aventures graphiques, de nouveaux projets… et sûrement quelques nouveaux défis. ☀️
La liberté du freelance ne se mesure pas au nombre de jours de vacances, mais à la façon dont il choisit de vivre son temps.
Jonathan